Il ne servirait à rien d’insulter Claire Gallois puisque cela ne pourrait que lui donner raison. Par conséquent et j’espère qu’elle me lira, je vais vous prouver de la manière la plus compréhensible possible pourquoi ce que vous dites est faux, mais que vous tombez aussi dans d’énormes pièges que l’on vous tend.
"En réponse à ceux qui me reprochent "une documentation inexistante", je dirai qu’ils peuvent facilement vérifier l’exactitude des propos de Breivik face à la presse, l’addiction de Merah à Call of Duty, rapportée par son frère sur BFM, ou le rapport de l’expert psychiatre du jeune Andy, en pleine cour d’assises."
Le problème n’est pas d’avoir une documentation inexistante et avoir une documentation ne veut pas forcément dire qu’elle soit véritable. Le problème est que vous essayez de faire porter le chapeau à la dangerosité des jeux-vidéo violents, mais le problème peut aussi se poser avec les films aussi. Le problème n’est pas au fond ce genre de médias, mais le fait que l’on n’aide pas les gens qui s’identifient trop à certains médias et pas essentiellement les jeux-vidéo, c’est une énorme erreur.
Certains se sont trop identifiés à certains livres, comme Guy Georges avec Tom Sawyer, donc le jeu-vidéo n’a rien à voir avec cela. Le problème profond, c’est que ce genre de personnes ont une disposition mentale qui fait qu’ils prennent des médias diverses comme des inspirations pour passer à l’acte, mais toucher aux jeux-vidéo violents en général posent un problème, car c’est un média trop peu compris et trop récent pour votre âge, excusez-moi. Au final, c’est un problème d’éducation.
" Le 13 mars 2012, leParlement européen a adopté, à la quasi-unanimité, un rapport appelant les États membres à mieux contrôler la vente et l’utilisation des jeux vidéo violents. Il envisage la mise en place d’un bouton rouge qui désactiverait l’accès à un jeu, à certaines heures ou à certaines parties du jeu."
Ce n’est pas parce qu’un groupe important de politiciens adoptent un rapport que ce dernier doit être adopté par vous comme parole d’évangile.
"Si vous jouez à World of Warcraft dans lequel de nombreuses missions imposent d’assassiner quelqu’un et de ramener sa tête, vous êtes en pleine violation de l’article 3 commun aux quatre conventions de Genève qui précise que "les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices" sont prohibés. Quant à Call of Duty, lors de la Mission Cachette, vous devrez fermer les yeux, pour ne pas être accusé de complicité, lorsque votre capitaine torture et abat froidement un blessé…"
Je le précise pour que tout soit clair, mais c’est UNE FICTION ! Votre argument n’est pas recevable, car nous sommes devant une fiction et par conséquent ce qui est perpétré est virtuel, n’existe pas. De plus, vous insinuez par la présente que les joueurs de jeux-vidéo, que cela soit violent ou non n’ont pas le recul nécessaire pour pouvoir comprendre si l’action qu’ils ont devant eux est moralement acceptable ou pas. De plus, vous traitez les personnes d’ignorants, ce qui est une énorme maladresse puisque c’est les insulter gratuitement, de plus que votre réflexion est de type : "Regardez, j’utilise un argument qui me parait impossible à contredire puisque je me base sur des personnes en qui j’ai moralement confiance en leur jugement". Le problème, c’est qu’il est extrêmement facile à contredire puisque c’est un jugement, ici une opinion et est-ce qu’une opinion est forcément vraie ? Absolument pas ! Il existe toujours des arguments qui viennent et contredisent et par conséquent, je préfère toujours adopter le "Oui mais" et "Non mais" que le "Oui" ou le "Non".
Pour ma part, il ne faut surtout pas dicter une éthique dans les jeux-vidéo violents comme vous l’écrivez ou les médias en général, même si je suis d’accord pour une simple recommandation au niveau de l’âge, même si le problème d’une limitation au niveau de l’âge est que personne étant semblable à 100%, notre évolution peut faire que l’on peut ou ne peut être atteint psychologiquement par certains médias par rapport à la limite d’âge auquel ce média est destiné. Par exemple, comment pouvez-vous expliquer qu’il n’y a pas de limite d’âge dans les journaux télévisés, qu’un simple avertissement sonore lorsqu’on veut nous montrer des images violentes ? Pour en revenir à l’éthique, je préfère ne rien censurer et qu’on laisse se faire un travail réflexif sur ce qu’on voit et est en train de jouer.
"C’est à l’un d’entre vous que nous devrions laisser le dernier mot : "Depuis quand n’ai-je pas laissé cours à mon imagination autrefois débordante ? Depuis, tout simplement, que je suis accro à ma connectivité, aux jeux. C’est un problème qui n’a pas de solution tellement c’est notre société qui nous enferme dans cette addiction qui finira par apporter des changements durables. Cela me fait un peu mal de penser que l’évolution nous achemine vers un homme faible."
Définition de l’imagination sur l’internaute.com :
| Sens 1 Capacité à inventer, créer des choses. Synonyme invention Anglais imagination |
| Sens 2 Capacité à reproduire dans son esprit des choses que l‘on a déjà vues ou perçues. |
| Sens 3 Produit de l‘imaginaire. |
Et là on tombe dans une citation d’un commentaire qui est celui de quelqu’un qui s’invente son manque d’imagination par ce qu’il pense être une addiction à sa connectivité et à ses jeux. Le problème, c’est ce si je me réfère aux définitions, ce que dit ce commentaire est la résultante d’une espèce d’acceptation de soi sans volonté de changement avec comme conclusion "Ah bah c’est pas de ma faute, c’est la société qui veut cela." Le problème est que l’on pense trop que les livres développent notre imagination et hors, pour avoir imaginer des choses, il faut avoir avant une perception et une mémorisation visuelle d’autres choses. Les jeux-vidéo, violents ou non, comme d’autres médias, peuvent être des outils pour développer cette imagination et pas la réduire, de plus qu’on peut la transposer partout où on veut.
Si vous m’avez lu, je ne dis pas que j’ai absolument raison, ni que vous avez absolument tort sur toute la ligne, je ne demande pas si notre société est arrivée à une limite où la pensée "dirigeante" essaie de freiner certaines choses par simple effet de nostalgie et non soif d’évolution, ce qui fait que cette nostalgie qu’il pense bonne se transforme en hégémonie ? A méditer

, Playstation), 15 mars 1996 (
), E. Honda (
),Ken (
), Cammy (
), M. Bison (
), Guile (
) et Chun-Li (
). Le détail le plus étonnant est que l’on ne retrouve pas le fameux "VS Fighting" qui concerne une catégorie des jeux de combat de chez Capcom, terme qui a été vulgarisé à tort en France pour catégoriser une très grande partie des jeux de combat en général, mais l’on retrouve à la place "Interactive Movie". Effectivement, dans sa grande majorité, Street Fighter II Movie est un film interactif et par conséquent sous forme de QTE (Quick Time Event), comme l’on peut retrouver sous d’autres formes comme dans Road Blaster, Dragon’s Lair voir Heavy Rain si on abuse un peu de notre mauvaise foi.

